PENSEE DU MOIS

En ce début d’année, j’ai eu à cœur de mettre devant les yeux de notre cœur un tract rédigé par un athée dont voici les termes :

« Si je croyais fermement comme des millions de gens prétendent le faire, que la connaissance et la pratique de la religion pendant cette vie peuvent influencer notre destinée dans une autre existence, la religion signifierait tout pour moi. Je bannirais les amusements de la terre comme autant de balayures, les soucis de la terre comme autant de folies, les pensées et les sentiments de la terre comme autant de vanités. La religion serait ma pensée première au réveil et la dernière préoccupation de mon esprit avant que le sommeil me plongeât dans l’inconscience. Je ne besognerais plus qu’au service de cette unique cause. Je ne me préoccuperais plus de l’avenir que par rapport à l’éternité. J’estimerais qu’une âme gagnée pour le ciel vaut bien une vie de souffrance. La crainte des conséquences humaines ne pourrait retenir mes actes, ni sceller mes lèvres. Je ne laisserais à aucun moment ma pensée s’occuper de la terre, de ses joies et de ses chagrins. Je m’efforcerais de ne regarder qu’à l’éternité et aux âmes immortelles qui m’entourent, et qui sont destinées à devenir si vite éternellement heureuses ou éternellement malheureuses. Je m’adresserais au monde, et je le haranguerais en temps et hors de temps en prenant pour texte ce verset : « que servirait-il à un homme de gagner tout le monde s’il perdait son âme ? » »

La lecture de ce traité rédigé il y a plus d’un siècle révolutionna complètement la vie de Charles Studd qui devint plus tard un « champion de Dieu » en Chine, aux Indes et en Afrique. Sans aller aussi loin peut-être – dans notre église et notre ville – n’y aurait-il pas lieu de se laisser interpeller au moment où de bonnes résolutions sont prises en cette année nouvelle et ouvrir les yeux aux priorités de notre vie ?

Bonne année à chacun, que Dieu vous bénisse !

Pasteur Joseph MIALL